J58 – Réponses aux questions des élèves du collège Jean Boucheron de Castillonnès (5)

J58 – Réponses aux questions des élèves du collège Jean Boucheron de Castillonnès (5)   Par Stéphanie et Jérémie 

L’expédition ACROSS ANTARCTICA 2014 est suivie notamment par les élèves de 6ème B et de 6ème C du collège Jean Boucheron de Castillonnès sous l’encadrement de leur professeur de géographie Monsieur Bruno Philippe.  Leur travail en relation avec l’expédition est soutenu par le rectorat de Bordeaux, a été validé par l’IPR d’histoire-géographie et participe à un concours académique et national sur le changement climatique dont il a déjà passé les pré-sélections.

Voilà déjà quelques jours que nous répondons aux questions des élèves sur ce blog – cf les posts du J31, du J47, du J50 et du J52.  Après 11 heures de ski et 43 kilomètres aujourd’hui, quelques réponses supplémentaires.

1. Skier le soleil dans le dos est-il plus facile ?

Non, cela permet seulement d’éviter les brûlures liées au soleil. Nous avions le soleil dans le dos durant les heures de progression à ski lors de la première partie d’expédition jusqu’au pôle Sud. Nous l’avons désormais face à nous – à notre droite le matin et à notre gauche le soir. Nous ne changerons finalement pas de fuseau horaire comme nous l’avions envisagé un temps lorsque nous étions au pôle.  En effet, en couvrant l’intégralité du visage et en conservant le masque de ski sur les yeux, nous n’avons pas de brûlure liée au soleil et aucune gêne.  Et nous ne sommes pas aveuglés par le soleil non plus car il est suffisamment haut dans le ciel en cette période de l’année.  Lorsque nous progressions avec le soleil dans le dos, nous nous orientions souvent grâce à notre ombre. Nous nous orientons désormais grâce au soleil ce qui est un avantage indéniable en cas de brouillard.

Nous avons par ailleurs l’impression de redécouvrir l’Antarctique avec une nouvelle lumière qui laisse entrevoir de nouveaux paysages, de nouvelles perspectives.

2. Comment gérez-vous vos déchets ?

Nous transportons tous nos déchets pour qu’ils puissent ensuite être transportés au Chili. Toutes les bases scientifiques et les différents aventuriers procèdent ainsi conformément au traité qui encadre la coopération en Antarctique de telle sorte qu’aucun déchet ne reste en Antarctique.

3. Quels sont les pires inconvénients dans cette deuxième partie d’expédition ?

La distance dans un délai très court – sachant que nous sommes affaiblis par la première partie d’expédition où nous sommes partis du niveau de la mer pour atteindre une altitude de plus de 2800 mètres, avons progressé sur de nombreux kilomètres à haute altitude avec le vent de face par des températures qui sont descendues à -50°C. La fatigue accumulée rend cette deuxième partie d’expédition plus difficile sur le plan physique.

4. Que redoutez-vous le plus ?

En premier lieu, les blessures ou accidents qui pourraient mettre un terme à l’expédition.

Une tempête qui pourrait nous bloquer sous la tente plusieurs jours et nous empêcher ainsi de réaliser la traversée dans les délais impartis.

Enfin, le manque d’énergie car nous avons peu de rations alimentaires, poids des pulkas oblige.

A suivre…


Across Antarctica 2014 soutient l’Association PetitS PrinceS.logo_petitsprincesAidez-nous à réaliser un rêve d’enfant chaque jour de l’expédition en participant – virtuellement – à l’expédition.